Notre-Dame du Mont-Carmel de Garabandal

Notre-Dame du Mont-Carmel de Garabandal

Europe · Espagne

Ce qui s'est passé

Entre 1961 et 1965, dans le village cantabrique de San Sebastián de Garabandal, quatre jeunes filles – Conchita González, Jacinta González, Mari Loli Mazón et Mari Cruz González – affirmèrent avoir vu l’archange Michel, puis la Vierge Marie, qu’elles nommèrent Notre-Dame du Mont-Carmel. De nombreuses apparitions et extases furent rapportées, notamment des chutes extatiques et des marches à reculons. Deux messages principaux furent diffusés, en 1961 et 1965, accompagnés de l’annonce d’un « Avertissement », d’un « Miracle » et d’une possible « Châtiment ». Nombre de ces éléments relèvent de la tradition religieuse locale ; tous ne sont pas documentés dans les sources officielles et certains détails précis restent incertains.

Le message

Les deux messages diffusés portent sur la conversion, la pénitence, l’Eucharistie et la fidélité aux prêtres. Ces appels, dans leur essence, rejoignent ce que l’Église a toujours prêché : la prière, la pénitence et la vie sacramentelle.

Le sanctuaire ou le lieu aujourd'hui

À Garabandal, une remarquable dévotion populaire persiste plus de soixante ans après, comme en témoignent les ex-voto et les récits de grâces reçues. La célébration de l'Eucharistie et la vie sacramentelle ordinaire y sont autorisées, mais il n'existe aucune trace d'une reconnaissance officielle du lieu comme sanctuaire fondé sur des apparitions, ni d'une autorisation du culte public de la « Vierge de Garabandal » par le diocèse.

La position de l'Église

La juridiction compétente relève du diocèse de Santander. Depuis les années 1960, tous les évêques diocésains ont maintenu la même position : entre 1961 et 1970, ils ont conclu que la nature surnaturelle des apparitions ne pouvait être confirmée. En octobre 2022, l’évêque de Santander de l’époque, Mgr Manuel Sánchez Monge, a réaffirmé la validité de l’avis de Rome selon lequel « il n’y a pas de signes de surnaturel ». Cela équivaut au classique « non constat de supernaturalitate » (il n’est pas établi que ce soit surnaturel) : la dévotion mariale en général n’est pas condamnée, mais l’authenticité des apparitions n’est pas reconnue. Il convient de rappeler que, selon les Normes du Dicastère pour la Doctrine de la Foi de mai 2024, l’Église, en règle générale, ne se prononce plus sur la nature surnaturelle de ces phénomènes, mais émet des avis prudentiels sur la pertinence pastorale de cette dévotion. L’exemple de Garabandal n’a pas été approuvé.

Prudence et discernement

Des déclarations épiscopales répétées ont indiqué l'absence de signes suffisants d'origine surnaturelle, et l'Église s'en remet au jugement des évêques locaux. Certains messages ont été interprétés de manière sensationnaliste ou apocalyptique, avec des prédictions de dates ou d'événements futurs, ce que l'Église considère toujours avec la plus grande prudence. Il est important de distinguer les faits historiques avérés des interprétations ultérieures. On peut vénérer la Vierge Marie, prier le Rosaire et assister à la messe sans pour autant considérer comme surnaturel ce que l'Église ne reconnaît pas et sans fonder sa vie de foi sur des prophéties non approuvées.

Lien avec le Rosaire

Le titre sous lequel la Vierge fut invoquée, Notre-Dame du Mont-Carmel, est lié dans la piété populaire au Rosaire et au scapulaire. La récitation du Rosaire est toujours une voie sûre de prière mariale, indépendamment de tout jugement porté sur le caractère extraordinaire de l'événement.

Une fleur pour la Vierge

Récitez un Je vous salue Marie.

Prier
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